Engagement et investissements de Novo Nordisk
Le Président de la commission d'enquête a ouvert la séance et interrogé messieurs Fifier et Esther sur les raisons des investissements records de Novo Nordisk en France et les enjeux de leur entreprise dans le pays. Il a également soulevé la question de la politique économique et fiscale menée ces dernières années. Plus tard, il a questionné sur la féminisation de l'emploi industriel et l'organisation des formations entre l'échelle nationale et locale.
Voici une synthèse des échanges lors des auditions de la commission d'enquête consacrée aux freins à la réindustrialisation de la France. Parmi les intervenants, Novo Nordisk, représenté par Étienne Fifier, directeur général de Novo Nordisk France, et David Esther, vice-président en charge des projets, a mis en avant son rôle en tant qu’entreprise de santé danoise implantée en France depuis plus de 60 ans. Ils ont notamment détaillé l’historique industriel de la société, avec un premier site à Chartres en 1961, suivi d'investissements majeurs : 130 millions d'euros en 2019 et un investissement record de 1 milliard d'euros annoncé en 2023 pour doubler la capacité du site de Chartres.
Etienne Fifier a souligné les avantages de produire en France, comme l'existence d'un site industriel performant et l'accès à une énergie décarbonée via le nucléaire, tout en appelant à une régulation économique adaptée pour encourager l’attractivité du pays et soutenir la souveraineté en matière de santé.
Voici une synthèse des échanges lors des auditions de la commission d'enquête consacrée aux freins à la réindustrialisation de la France. Parmi les intervenants, Novo Nordisk, représenté par Étienne Fifier, directeur général de Novo Nordisk France, et David Esther, vice-président en charge des projets, a mis en avant son rôle en tant qu’entreprise de santé danoise implantée en France depuis plus de 60 ans. Ils ont notamment détaillé l’historique industriel de la société, avec un premier site à Chartres en 1961, suivi d'investissements majeurs : 130 millions d'euros en 2019 et un investissement record de 1 milliard d'euros annoncé en 2023 pour doubler la capacité du site de Chartres.
Etienne Fifier a souligné les avantages de produire en France, comme l'existence d'un site industriel performant et l'accès à une énergie décarbonée via le nucléaire, tout en appelant à une régulation économique adaptée pour encourager l’attractivité du pays et soutenir la souveraineté en matière de santé.
Enseignements : problèmes systémiques persistants.
Novo Nordisk met avant tout en exergue ses contributions et attentes vis-à-vis de la France, mais leur insistance sur l'attractivité du territoire pourrait refléter des attentes de retours politiques ou fiscaux.
Leur témoignage insiste sur les problèmes systémiques persistants. Les mécanismes d’aides complexes et les arbitrages financiers intermittents (stop and go) sont un frein commun, mais les solutions proposées restent floues, hormis la suggestion d'un guichet unique. Une vision positive centrée sur l’entreprise s'est dégagée.
Tandis que l'entreprise loue l'environnement industriel français, elle pointe des obstacles comme les normes multiples et les taxes (sur l'eau). Cette ambivalence questionne la durabilité de leur engagement à long terme.
Pascal Le Guyader, vice-président de l'OPCO Interindustriel (OPCO 2i), a présenté l'OPCO 2i, ses valeurs fondatrices axées sur la production manufacturière, ses missions d'accompagnement des branches et des entreprises dans leurs travaux prospectifs en matière de formation et de compétences, et son analyse des difficultés rencontrées. Les interventions d’OPCO 2i et France Compétence suggèrent une inadéquation récurrente entre formations et besoins industriels. Il a souligné les freins liés aux allocations budgétaires, à la complexité des dispositifs, aux interlocuteurs multiples pour la reconversion, et aux "stop and go" dans les arbitrages. Il a insisté sur le manque de visibilité concernant les financements.
Pascal Le Guyader a mis en avant la nécessité de continuer la politique d'attractivité des métiers de l'industrie, de renforcer le partenariat avec l'éducation nationale, et de revoir les financements de mutualisation via France Compétence pour répondre aux axes stratégiques. Il a déploré un saupoudrage des financements au lieu d'une orientation claire vers la réindustrialisation
Leur témoignage insiste sur les problèmes systémiques persistants. Les mécanismes d’aides complexes et les arbitrages financiers intermittents (stop and go) sont un frein commun, mais les solutions proposées restent floues, hormis la suggestion d'un guichet unique. Une vision positive centrée sur l’entreprise s'est dégagée.
Tandis que l'entreprise loue l'environnement industriel français, elle pointe des obstacles comme les normes multiples et les taxes (sur l'eau). Cette ambivalence questionne la durabilité de leur engagement à long terme.
Pascal Le Guyader, vice-président de l'OPCO Interindustriel (OPCO 2i), a présenté l'OPCO 2i, ses valeurs fondatrices axées sur la production manufacturière, ses missions d'accompagnement des branches et des entreprises dans leurs travaux prospectifs en matière de formation et de compétences, et son analyse des difficultés rencontrées. Les interventions d’OPCO 2i et France Compétence suggèrent une inadéquation récurrente entre formations et besoins industriels. Il a souligné les freins liés aux allocations budgétaires, à la complexité des dispositifs, aux interlocuteurs multiples pour la reconversion, et aux "stop and go" dans les arbitrages. Il a insisté sur le manque de visibilité concernant les financements.
Pascal Le Guyader a mis en avant la nécessité de continuer la politique d'attractivité des métiers de l'industrie, de renforcer le partenariat avec l'éducation nationale, et de revoir les financements de mutualisation via France Compétence pour répondre aux axes stratégiques. Il a déploré un saupoudrage des financements au lieu d'une orientation claire vers la réindustrialisation
Attractivité des métiers
Emeric Morin, directeur général adjoint en charge de l'offre de service de France Travail, a centré son propos sur la mobilisation de France Travail pour le secteur de l'industrie, abordant l'attractivité des métiers, l'accompagnement des entreprises dans leurs recrutements, l'adaptation de l'offre de formation, et l'anticipation des mutations économiques. Il a présenté des initiatives pour la promotion des métiers de l'industrie, comme la semaine des métiers de l'industrie, Fort Industrie, Usine Ouverte, et Avenir Pro. Il a également souligné l'importance de la féminisation des métiers et les actions menées en ce sens.
Enjeux multiples liés à la réindustrialisation de la France
D'autres membres de la commission ont posé des questions complémentaires, notamment sur les freins à l'innovation liés au principe de précaution, les facteurs d'attractivité pour la relocalisation, la culture industrielle danoise, l'articulation entre les besoins locaux et nationaux en matière de formation, le taux d'évaporation des formations industrielles, et la nécessité de nouvelles solutions face aux défis persistants en matière d'emploi et de formation.
En conclusion, les auditions ont permis de mettre en lumière les enjeux multiples liés à la réindustrialisation de la France, allant des aspects économiques et fiscaux à la formation et à l'emploi, en passant par la décarbonation et l'attractivité du territoire. Les intervenants ont partagé leurs expériences, leurs difficultés et leurs propositions pour lever les freins identifiés.
En conclusion, les auditions ont permis de mettre en lumière les enjeux multiples liés à la réindustrialisation de la France, allant des aspects économiques et fiscaux à la formation et à l'emploi, en passant par la décarbonation et l'attractivité du territoire. Les intervenants ont partagé leurs expériences, leurs difficultés et leurs propositions pour lever les freins identifiés.